Retrouver le sens du sacré

19 mars 2021 - Écrit par Valérie Francillon

Retrouver le sens du sacré

Qu’appelle-t-on le sens du sacré ? D’après la définition du dictionnaire, ce qui est sacré signifie « à qui l’on doit un respect absolu, qui s’impose par sa haute valeur. » Le sacré a le plus souvent un rapport à la religion, car on l’assimile à Dieu, au divin ou quelque chose qui est plus grand que soi, plus puissant, inaccessible presque et qui force l’admiration.

Dans un enseignement spirituel, on parle bien évidemment du sacré car lorsqu’on parle de l’esprit, on entre dans le domaine de l’invisible, du mystérieux, de l’inconnu presque, auquel une grande force, un grand pouvoir est associé. Et c’est vrai.

J’ai toujours placé le sacré dans la sphère de mes sentiments, du cœur mais surtout de l’âme. Pour parler simplement, je considère l’âme comme une part de moi-même qui a besoin et exprime des sentiments d’une valeur très élevée au sens le plus subtil, le plus beau du terme.

Ces sentiments ne sont pas ceux qui sont privilégiés quotidiennement. Notre vie est très souvent prosaïque et matérielle, pesante sous certains aspects et jalonnée de multiples questions et problèmes à régler. Alors quelles formes de sentiments peuvent jaillir de nous au milieu de toutes ces occupations ? On apprécie, on trouve joli, on est parfois ému et même on verse quelques larmes d’émotion, mais cela ne dure pas et ne nous remplit pas totalement. Or, il est essentiel de pouvoir retrouver des moments particuliers et des lieux choisis pour que le sens du sacré s’exprime en nous et que cette connexion à notre âme se fasse.

Mais d’abord, décider de la nécessité de le faire, d’arrêter le rythme et les affaires dans lesquels on vit pour entendre autre chose en nous. « Quelle place les gens font-ils réellement à la raison ? Ils se laissent aller à leurs instincts, à leurs passions, et se laissent entraîner par leurs impulsions inférieures, ; ils les justifient même. Mais s’il s’agit des élans supérieurs que peut inspirer la foi en une Entité sublime qui a créé le ciel et la terre, l’adoration pour cet Être, là, ils trouvent raisonnable d’exprimer des doutes et des réserves. La raison est très utile quand il s’agit de mettre de l’ordre dans son for intérieur ; disons qu’elle doit faire le ménage. Le ménage, oui, mais pas le vide. De même, la raison doit balayer les fausses croyances, afin de donner toute sa place au sentiment du sacré. » (pensée du 11.06.2018). J’aime cette image qu’Omraam Mikhaël Aïvanhov emploie de « faire le ménage ». Des périodes comme celles que l’on vit depuis un an, où l’incertitude, la difficulté de se projeter dans l’avenir peut nous faire parfois stagner ou douter du sens de ce que l’on fait, on peut en faire des moments de « nettoyage intérieur », pour retrouver par exemple notre sens du sacré. Je dirai même que le moment est idéal, faire un « nettoyage de printemps » !

Si les élans de voyages, de rencontres, ou même de travail sont freinés, pourquoi ne pas retrouver des élans intérieurs proches du sacré en posant simplement, pour commencer, un regard plus attentif sur toute chose qui nous entoure ? Par exemple, essayez comme le propose Omraam Mikhaël Aïvanhov : « Remplissez d’eau une coupe ou un verre… Même en si petite quantité, cette eau représente toutes les eaux de la terre, car symboliquement, magiquement, une seule goutte suffit pour nous lier à tous les fleuves, à tous les lacs, à tous les océans. Concentrez-vous sur l’eau de cette coupe pleine, saluez-la pour qu’elle devienne encore plus vivante, vibrante, dites-lui combien vous l’admirez, combien vous la trouvez belle, demandez-lui de vous donner sa clarté, sa transparence. Ensuite, après vous être bien lavé les mains, vous pouvez toucher cette eau, y plonger vos doigts avec la pensée que vous entrez en contact avec son corps éthérique, que vous absorbez ses vibrations, que vous vous en imprégnez. Si vous faites cet exercice avec un sentiment sacré, vous sentirez votre corps vibrer en harmonie avec toute la nature, vous serez allégé, purifié, et même votre cerveau fonctionnera mieux. Vous pouvez aussi la boire en pensant que vous établissez ainsi des communications avec les forces vives de l’univers. Buvez-la lentement, avec la conscience que vous recevez ce fluide cosmique qui abreuve et nourrit toutes les créatures. » (Pensée du 12.11.2016)

Pourquoi ne pas reprendre contact avec notre âme en ouvrant notre regard et notre émerveillement aussi à tout l’univers dans lequel on vit ? « Les humains ne semblent pas avoir conscience que leur destin est déterminé par leur attitude à l’égard du monde divin. S’il veut grandir, il doit se sentir pénétré d’un sentiment sacré devant la création, afin de vibrer comme la harpe d’Éole à chaque souffle, à chaque courant du Ciel, et communier avec l’univers, avec l’Âme du monde, avec l’Esprit cosmique. Dans cet échange, les énergies du monde supérieur travaillent sur lui : les éléments les plus purs se déversent dans son âme, tandis que les éléments obscurs le quittent et vont se diluer dans l’immensité. » (extrait de la pensée du 24/11/2017)

« Nous sommes dans l’univers comme dans un sanctuaire où nous devons pénétrer avec un sentiment sacré… En pensant ainsi, vous permettez que la vie pénètre dans votre cœur, dans votre âme, dans votre intelligence et même dans votre corps physique. Vous deviendrez vraiment vivant le jour où vous déciderez d’entrer en relation avec cette vie immense, inépuisable, qui se manifeste partout dans l’univers. » (extrait de la pensée du 02.09.2017)

 Le soleil est l’élément qui m’a fait retrouver le sens du sacré lorsque j’ai découvert l’enseignement d’Omraam Mikhaël Aïvanhov. Bien sûr, beaucoup d’autres aspects de cet enseignement ont touché mon âme, mais ce qu’Omraam Mikhaël Aïvanhov explique sur le soleil, sur ce qu’il représente comme symbole et exemple vivant pour éveiller notre conscience et nourrir notre âme est tellement vaste, qu’on ne peut qu’être émerveillé de le regarder chaque jour, et de voir le rôle qu’il joue sur l’éveil de notre nature divine.

Je me souviens de cette fébrilité qui m’avait envahie plusieurs jours avant mon premier lever de soleil que nous avions programmé avec une amie déjà pratiquante. A 25 ans, déjà directrice depuis 3 ans d’une équipe de plusieurs personnes, j’étais comme une enfant émerveillée d’être invitée à un grand événement, un grand bal où le soleil aurait été le roi, en me demandant si j’étais bien prête à y participer. En y repensant, le soleil de ce premier lever n’avait pas été si resplendissant et il avait fait froid et humide, mais il s’est imprimé en moi et j’ai ressenti de la fierté d’avoir assisté à ce moment qui m’a remplie d’une force spéciale.

Plusieurs années après, je me suis remémoré ce souvenir en regardant à la télévision un épisode de l’émission « En terre inconnue » de Frédéric Lopez : l’acteur français Bruno Solo y avait rencontré le chef d’une tribu de Mongolie qui l’avait amené sans le lui annoncer à un lever de soleil en haut du plus haut sommet de leur région ; il lui avait expliqué qu’en arrivant avant que le soleil ne se lève, le premier rayon leur transmet la chance, la fierté et une puissance d’esprit : « Il nous donne de la force pour toute l’année ».

« Quand nous regardons le soleil, même sans que nous le sachions, notre âme prend la forme du soleil : elle devient une sphère lumineuse. C’est la même loi magique qui entre en action : en regardant le soleil, tout notre être commence à devenir semblable à lui. Par le regard, l’homme se met au niveau de vibration de ce qu’il regarde ... » Omraam Mikhaël Aïvanhov – extrait du livre « Une pensée en éveil, la voie de la Méditation » aux Editions Prosveta.
A la veille de l’équinoxe de printemps, ce jour de l’année où le soleil commence à étendre de plus en plus son influence sur la nature et les hommes, où on peut grâce à lui faire un travail pour éveiller ce qu’il y a de plus élevé en nous, quoi de plus sacré que se préparer à aller à la rencontre du soleil en pleine conscience, pour « se plonger dans cette lumière comme dans un océan de vie qui palpite, vibrer à l’unisson avec cette lumière qui jaillit et envahit l’espace. ».

Vous trouverez, ou vous retrouverez dans l’enseignement d’Omraam Mikhaël Aïvanhov tout ce qui nous est nécessaire pour faire, grâce au soleil, ce voyage intérieur sacré vers la Source de toute chose, et ouvrir un chemin pour incarner les puissances de l’âme et de l’esprit en nous et tout autour de nous.

Belle préparation au printemps !

 

Pour retrouver tous les ouvrages d’Omraam Mikhaël Aïvanhov dans tous les pays, consultez le site international www.prosveta.com

Pour voir l’épisode « En terre inconnue » avec Bruno Solo : l’expérience du lever de soleil se trouve à partir de 1h35’26’’

Commentaires (2) :

  1. Elena Duchaine (19 mars 2021) :

    Merci pour cet excellent article! Quel programme magnifique!

    • Valérie Francillon (19 mars 2021) :

      Merci chère Eléna,
      cela m’a fait beaucoup de bien d’écrire ce texte ! Je me réjouis de ce programme !

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