Comprendre et vivre les alternances de la nature

26 février 2021 - Écrit par Valérie Francillon

Comprendre et vivre les alternances de la nature

Sur le thème « Se relier à la nature » –

On a tous observé à de nombreuses d’occasions les phénomènes d’alternance de la nature : la nuit et le jour, le chaud et le froid, les saisons et les végétaux pendant ces différentes périodes …

Ces alternances sont également inhérentes à notre nature humaine : le jour nous agissons, nous travaillons, nous bougeons, et la nuit, nous dormons. Cette alternance nous permet de reposer et détoxiner notre corps, nos cellules, notre psychisme, pour pouvoir le jour suivant recommencer nos activités physiques et mentales ave énergie et clarté d’esprit.

La pluie, le froid tout comme la chaleur et le beau temps jouent aussi sur notre moral. L’hiver nous garde à l’intérieur pour des activités plus intimes et personnelles, tandis que les saisons du printemps et de l’été nous donnent le goût d’aller dehors vivre avec les éléments, les végétaux et faire des rencontres avec tous les êtres vivants.

Même si on en a moins conscience, parce qu’on réside dans les villes et que nos rythmes sont moins en cohérence avec la nature, on le sait : on se prépare à l’hiver en protégeant nos plantes et en taillant les arbres de nos jardins pour leur permettre un bon repos pendant la saison froide, en faisant des réserves de bois pour se chauffer ; et dès les premiers beaux jours, on sort dans son jardin pour y guetter les premières fleurs, écouter les oiseaux, semer ou planter nos légumes, se mettre au soleil… Sinon, on peut souffrir de l’hiver, car on ne s’y est pas bien préparé, et alors on ne profitera pas autant du bénéfice de la belle saison qui revient, car on devra se guérir du froid hivernal qui nous a atteint.

Cette alternance nous renvoie aussi à notre propre vie, extérieure mais aussi intérieure : nous sommes constamment confrontés à une succession de belles périodes et de moments plus difficiles ; c’est ainsi. Comment les vivre au mieux ? Comme nous le faisons avec les saisons, le jour et la nuit, comme la nature nous le montre : « Nous sommes soumis aux mêmes alternances que la nature, et il est donc nécessaire d’être conscients de l’époque où chaque phénomène risque de se produire. Supposez qu’une période difficile approche : si vous ne le sentez pas, vous prenez imprudemment des engagements ; alors, quand vient le moment d’agir, vous n’avez plus ni inspiration ni goût et vous échouez dans votre entreprise. Vous auriez pu éviter cet échec si vous aviez su prévoir que viendrait fatalement la période où vous y verriez moins clair. Car toutes les erreurs se commettent dans les ténèbres, au moment où la conscience s’est obscurcie. En vous, comme en dehors de vous, vous ne pouvez pas échapper à cette alternance du jour et de la nuit, de la clarté et de l’obscurité. Mais si vous apprenez à vous observer, vous découvrirez chaque fois certains signes avant-coureurs qui vous avertiront que la période d’obscurité approche. Alors, soyez vigilant. Préparez les éléments spirituels qui continueront à entretenir la lumière en vous. » Omraam Mikhaël Aïvanhov -Pensée du 01/10/2019

La nature en général est plus lente que nous dans sa croissance, mais plusieurs phénomènes d’alternance qui rythment sa vie sont de courte durée pour nous : nuit et jour, pluie et soleil. Comme si la nature nous montrait effectivement qu’il faut sans cesse rester vigilant pour sentir et aborder au mieux les alternances de notre vie.

Bien vivre les alternances de la nature me rappelle en permanence de bien vivre également les alternances de ma propre vie intérieure. Chaque période de la nature prépare à la suivante comme le dit la pensée ci-dessus, et en oubliant cette alternance, on peut rater des occasions, abîmer, souffrir… Alors qu’en y pensant, on préservera son calme et sa sérénité car on aura prévu que la situation pouvait changer. Qui n’a pas exulté de joie démesurément devant une réussite, pour être totalement démoralisé plus encore si un échec survenait par la suite ?

L’alternance nous fait comprendre l’importance de la mesure dans nos actes, nos sentiments, nos pensées, car aucune situation ne perdure longtemps dans le même état. On peut être content et fier d’avoir réussi quelque chose, éperdu d’amour envers quelqu’un, ou plein de joie devant une révélation intérieure, mais j’ai aussi appris qu’en gardant en soi une partie de cette joie, de cet amour et de cette fierté, on se prémunit des conséquences intérieures douloureuses quand les épreuves arrivent. On m’a déjà dit : « C’est tellement dur ce qui vous est arrivé ! » alors que je n’avais pas senti cela. Parce que j’avais gardé en moi un peu de la réussite d’avant, qui avait évité de me vider de mes forces pour l’obstacle d’après. Je vous rassure, le contraire m’est aussi arrivé et j’entendais : « Mais, ce n’est rien du tout ce qui vous arrive ! », alors que j’avais si mal ou que j’étais inconsolable…

Il peut se passer beaucoup de temps entre 2 alternances, parfois tellement de temps qu’on l’oublie, et alors notre premier réflexe est de se révolter si on subit une injustice. Ou bien de se plaindre que jamais rien de bien et de bon ne nous arrive. C’est pourquoi il est également essentiel de garder en nous des souvenirs des bons et beaux moments pour notre paix intérieure quand la situation change. Omraam Mikhaël Aïvanhov nous exhorte aussi à intégrer le mal, le malheur, «  le faire entrer comme matériau dans notre travail ; comme en chimie où on ne rejette aucune substance, même la plus toxique, car tout peut être utile. » (extrait de la pensée du 18/02/2021)

Prendre conscience des alternances nous fait entrer dans la dualité dans laquelle on vit sur la terre et nous fait comprendre comment vivre et avancer dans cette dualité. Cette dualité, c’est par exemple le bien et le mal, ou le visible et l’invisible, le conscient et l’inconscient, l’esprit et la matière. C’est un peu comme si notre vie sur terre était confrontée à cette alternance permanente entre 2 pôles contraires, à laquelle on ne peut échapper, qu’il nous faut gérer au mieux et surtout apprendre d’elle pour se sentir mieux, comprendre et avancer sur le chemin de la connaissance de soi, de la stabilité, de la paix.

Je vous invite à méditer cette dernière pensée au regard de vos propres expériences : « La vertu et le vice, la force et la faiblesse, la beauté et la laideur sont différents aspects du bien et du mal qu’on voit partout se manifester. Mais au lieu d’apprendre comment se comporter avec ces deux pôles de l’unité, les humains ne cessent de se demander pourquoi Dieu permet que le mal existe. Ils ne doivent plus se poser ce genre de questions, mais comprendre que le bien et le mal sont intimement liés, car en tant que pôles complémentaires, ils ont des affaires à traiter ensemble. Notre existence sur la terre est tout entière conditionnée par l’alternance des jours et des nuits, et cette alternance qui règle la vie de toute la nature, règle aussi notre vie physique ainsi que notre vie psychique. Nous ne saurions pas ce qu’est la lumière si les ténèbres n’existaient pas, ni ce que sont la sagesse, la justice, la beauté, la joie, si nous n’étions pas obligés de nous heurter à la sottise, à l’injustice, à la laideur et à la tristesse. C’est de la comparaison et de la confrontation que naît la compréhension. Si les contraires n’existaient pas, nous vivrions dans l’indifférenciation. » (Omraam Mikhaël Aïvanhov – Pensée du 24/10/2011)

Pour ma part, j’aimerais terminer cet article en vous confiant combien l’alternance que la nature m’offre me fait aussi du bien : elle me fait parfois entrer dans un rythme plus subtil, où l’air, les sons, la chaleur paraissent plus délicats. Ne dit-on pas : « Après la pluie le beau temps » : vivre cet adage, vivre le soleil lumineux qui sort des nuages après l’orage, ou goûter le calme après une tempête de vent, c’est un peu comme prendre une lente respiration qui harmonise et offre une bulle reposante dans des rythmes de vie souvent rapides et fatigants. Vivre cette alternance, c’est un moyen de ressentir une subtilité des courants de vie dans tout ce qui m’entoure, d’en faire profiter toutes mes cellules, mon cœur, mon intellect et d’ouvrir un chemin sur terre à mon âme et mon esprit.

Belle journée à tous !

 

Les pensées d’Omraam Mikhaël Aïvanhov sont toutes extraites des livres « Pensées quotidiennes » publiées annuellement par les Editions Prosveta

Commentaires (4) :

  1. Elena Duchaine (26 février 2021) :

    Magnifique! C’est très clair. Merci!

    • Valérie Francillon (26 février 2021) :

      Merci Elena, une belle journée à toi !

  2. Adolphe NDOUMBE (11 mars 2021) :

    Merci

  3. Valérie FRANCILLON (11 mars 2021) :

    Merci aussi pour votre intérêt et votre soutien. N’hésitez pas à partager ! Bonne continuation

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